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3 Blancheurs

Homélie du 15 octobre 2021

Un de nos prêtres accompagnateurs se propose de vous partager son homélie du dimanche.

Homélie, 15. octobre 2021

 

29ème dimanche du temps ordinaire. Année B

Is 53,10-11 ; Ps 32 ; He 4, 14-16 ; Mc 10, 35-45.

Suivre Jésus requiert de ne rien lui préférer, de se détacher librement et avec joie de tout ce qui retient d’aller avec lui vers le Royaume (Mc 10,17-30). Seul un regard attentif et soutenu porté sur le Seigneur et la manière dont il s’est comporté peuvent amener à s’engager résolument sur cette voie. C’est à cette contemplation qu’invite la liturgie aujourd’hui à la lumière convergente de trois textes scripturaires.

Le prophète Isaïe évoque un mystérieux « Serviteur de Dieu » qui a pris sur lui les péchés des multitudes pour les justifier, c’est-à-dire leur faire retrouver la sainteté perdue par la désobéissance à Dieu. Le parallélisme est saisissant, jusque dans le vocabulaire, avec ce qui est dit du Fils de l’homme venu « donner sa vie en rançon pour la multitude ». Par ailleurs, la lettre aux Hébreux rappelle que Jésus, le Fils de Dieu, le grand prêtre « qui a pénétré dans le sanctuaire des cieux », nous obtient la miséricorde avec l’assurance de recevoir, « en temps voulu, la grâce de son secours ». L’unité entre les trois lectures de ce dimanche doit déterminer notre manière de vivre chaque jour dans l’Église et dans le monde.

Le Seigneur « a connu l’épreuve comme nous ». « Plongé dans le baptême » de l’angoisse qui le submergeait, il a librement accepté de boire l’amère « coupe » que le Père, « à qui tout est possible », pouvait écarter de lui (Mc 14, 36). Il s’est volontairement soumis à la dure loi de la mort, alors qu’il n’a jamais commis le péché. Et, en raison de sa totale obéissance et de sa parfaite disponibilité au service du dessein de salut de Dieu, il est entré dans la lumière du Royaume vers lequel il nous entraîne.

Tel est le mystère de la foi célébré dans l’assemblée fraternelle des disciples qui doivent, à l’exemple du Christ, rivaliser de zèle au service des autres, en s’en remettant à Dieu pour leur avenir dans le Royaume des cieux.

Voilà pourquoi Jésus réagit vis à vis de la demande de la mère des fils de Zébédée : « Vous ne savez pas ce que vous demandez ». Quelle demande insolite ! Alors que leur Maître vient d’annoncer, pour la troisième fois, le drame de la passion qui l’attend à Jérusalem, Jacques et Jean ne trouvent rien de mieux que de solliciter les places d’honneur dans le Royaume à venir. Leur ambition a pour but d’obtenir du Christ lui-même l’attribution du pouvoir de gouvernement dans son Église quand s’établira son règne. Quel rêve !

En réalité, la soif du pouvoir nous guette tous. Ne les blâmons pas trop vite, comme si nous étions à l’abri des ambitions sournoises et des querelles d’honneur. Il suffit de jeter un regard lucide en nous-mêmes et autour de nous pour découvrir que, bien souvent nos meilleures intentions sont également gangrenées par la soif du pouvoir. En voici un exemple :

– Un père de famille a l’habitude d’offrir des cadeaux au curé et de l’inviter à manger à la maison. Tout le monde le considère comme un grand ami des prêtres ; puis, un jour, le curé constitue son conseil paroissial. Un autre est choisi comme président. Depuis ce jour, notre père de famille ne fait que critiquer le curé. Savez-vous pourquoi ?

Posons-nous sincèrement la question : Que cherchait le monsieur de ce récit ? Une place pour servir l’Église ? Cette place est toujours libre puisque personne ne la convoite. Celle, par contre, où s’agglutinent les prétentions, est celle du commandement parce que nous pensons généralement que l’autorité dispense de servir ou, tout au moins, donne droit d’exiger le service des autres.

Reconnaissons-le en toute simplicité : l’ambition du pouvoir peut parfois se déguiser en désir de servir. On peut, de bonne foi, penser mieux servir l’Eglise en occupant une place d’autorité. Si c’est le désir de servir qui vous amène, malgré vous, à occuper un poste de responsabilité, alors vous pouvez servir tout en étant responsable. Mais si c’est la soif de pouvoir qui vous amène à servir, alors dites-vous que, tôt ou tard, l’ambition finira par prendre le dessus.

Pour le Christ, l’autorité authentique se mesure à notre capacité de service.

« Rendre service aux autres, c’est se rendre service à soi-même ».Proverbe chinois.

Abbé Léon K.

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